Je remets cette note publiée sur : http://larchipelunivers.blogs.nouve… le 17 mars 2009, vingt jours avant la réelection de Bouteflika pour un troisième mandat. R . A . S . depuis. Les richesses sont dilapidées, les coûts des projets surévalués, les scandales des détournements s’étalent dans la presse chaque jour, la sécurité n’est pas revenue, tout criminel terroriste peut encore bénéficier de l’amnistie, etc … etc …
Conséquemment, à ce que le monde entier a observé hier, lors de la marche empêchée de la Coordination Nationale pour un Changement Démocratique, le pouvoir en Algérie s’est maintenu et se maintien encore par la violence et la repression qu’ils n’hésite pas à utiliser contre ceux-là même qui ont libéré le pays du colonialisme.
mardi, 17 mars 2009
Se presser lentement. ( 1 )
Nous étions, au début des années mille neuf cent quatre vingt dix, assez lancés dans les débats politiques dans nos médias, surtout la télévision, et nous avions cru que la marche vers un état démocratique était irréversible. c’était un intermède, devenu sanglant aprés les élections du 26 décembre 1991. La casse du pays a duré dix ans, couté des milliards de dollars, et fauché deux cents mille morts ou plus. Dans un huis clos complice de la communauté internationale mobilisée que rarement. Notre pays évolue lentement certes, mais aussi, en dehors de tout apaisement. Chaque fois, c’est par césarienne que quelque chose est obtenu. Le verrouillage et muselage de la liberté d’expression sont le jeu favori de notre pouvoir, qui ne tolère que ce ” qui est fait pour servir et faire valoir ce que de besoin “, il abuse à satiété, c’est à dire : la dictature. Une dictature avec consultations parlementaires et des élections argumentaires. Une dictature légiférée, légalisée.
Le pire est à craindre, quand on sait que la jeunesse, devenue le problème numéro un du pays, car ce pouvoir à défaut d’en faire sa force, il lui a tourné le dos. Cette jeunesse, pas dans sa totalité heureusement, ne jure que par le départ et l’exil sous d’autre cieux. Beaucoup de dédoires vécus par la jeunesse, provoquent de plus en plus de fractures au sein de cette jeunesse, et avec la société. L’hostilité, la violence manifestées contre elle par ce pouvoir, radicalisent cette jeunesse, lui donne un ton de révolte cependant anarchique, quand elle est contrainte à se manifester, quand la coupe est trop pleine. Se presser lentement, est la stratégie du pouvoir en Algérie. Demain, le Mercredi 18 mars 2009, on dit que deux chaines de télévisions commenceront à émettre, l’une en tamazght sous ses diversités- j’ai peur que se soit ses divergences- et, l’autre, religieuse. Quand on sait, ce que l’instrumentalisation du religieux dans le pays, j’ai encore peur une fois de plus.
Le peuple veut une révolution pacifique, tout de suite, contre tous les maux qui rongent le pays, et que les comités soutenant le Président Bouteflika pour son troisième mandat ne proclament que rarement. Le peuple attend une révolution, celle qu’aucun candidat, n’a jusqu’à maintenant mentionné ou donné un signe dans son discours. La révolution qui soignera correctement ce peuple maintenant, dans nos hopitaux, ici, en Algérie sur l’ENSEMBLE DE SON TERRITOIRE. La révolution Messieurs, à inscrire dans vos programmes, est la justice équitable pour tous. Le peuple a peur de se rendre dans un tribunal. Se presser lentement, ou faire la politique de l’autruche, est la pire des éxacerbations.
