Algérie, se presser lentement.

Je remets cette note publiée sur : http://larchipelunivers.blogs.nouve… le 17 mars 2009, vingt jours avant la réelection de Bouteflika pour un troisième mandat. R . A . S . depuis. Les richesses sont dilapidées, les coûts des projets surévalués, les scandales des détournements s’étalent dans la presse chaque jour, la sécurité n’est pas revenue, tout criminel terroriste peut encore bénéficier de l’amnistie, etc … etc …
Conséquemment, à ce que le monde entier a observé hier, lors de la marche empêchée de la Coordination Nationale pour un Changement Démocratique, le pouvoir en Algérie s’est maintenu et se maintien encore par la violence et la repression qu’ils n’hésite pas à utiliser contre ceux-là même qui ont libéré le pays du colonialisme.

mardi, 17 mars 2009

Se presser lentement. ( 1 )

Nous étions, au début des années mille neuf cent quatre vingt dix, assez lancés dans les débats politiques dans nos médias, surtout la télévision, et nous avions cru que la marche vers un état démocratique était irréversible. c’était un intermède, devenu sanglant aprés les élections du 26 décembre 1991. La casse du pays a duré dix ans, couté des milliards de dollars, et fauché deux cents mille morts ou plus. Dans un huis clos complice de la communauté internationale mobilisée que rarement. Notre pays évolue lentement certes, mais aussi, en dehors de tout apaisement. Chaque fois, c’est par césarienne que quelque chose est obtenu. Le verrouillage et muselage de la liberté d’expression sont le jeu favori de notre pouvoir, qui ne tolère que ce ” qui est fait pour servir et faire valoir ce que de besoin “, il abuse à satiété, c’est à dire : la dictature. Une dictature avec consultations parlementaires et des élections argumentaires. Une dictature légiférée, légalisée.

Le pire est à craindre, quand on sait que la jeunesse, devenue le problème numéro un du pays, car ce pouvoir à défaut d’en faire sa force, il lui a tourné le dos. Cette jeunesse, pas dans sa totalité heureusement, ne jure que par le départ et l’exil sous d’autre cieux. Beaucoup de dédoires vécus par la jeunesse, provoquent de plus en plus de fractures au sein de cette jeunesse, et avec la société. L’hostilité, la violence manifestées contre elle par ce pouvoir, radicalisent cette jeunesse, lui donne un ton de révolte cependant anarchique, quand elle est contrainte à se manifester, quand la coupe est trop pleine. Se presser lentement, est la stratégie du pouvoir en Algérie. Demain, le Mercredi 18 mars 2009, on dit que deux chaines de télévisions commenceront à émettre, l’une en tamazght sous ses diversités- j’ai peur que se soit ses divergences- et, l’autre, religieuse. Quand on sait, ce que l’instrumentalisation du religieux dans le pays, j’ai encore peur une fois de plus.

Le peuple veut une révolution pacifique, tout de suite, contre tous les maux qui rongent le pays, et que les comités soutenant le Président Bouteflika pour son troisième mandat ne proclament que rarement. Le peuple attend une révolution, celle qu’aucun candidat, n’a jusqu’à maintenant mentionné ou donné un signe dans son discours. La révolution qui soignera correctement ce peuple maintenant, dans nos hopitaux, ici, en Algérie sur l’ENSEMBLE DE SON TERRITOIRE. La révolution Messieurs, à inscrire dans vos programmes, est la justice équitable pour tous. Le peuple a peur de se rendre dans un tribunal. Se presser lentement, ou faire la politique de l’autruche, est la pire des éxacerbations.



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A tout Pharaon, son Moise.

Depuis 10 jours en Egypte gronde une révolte populaire sans précédent. Le peuple exige le départ de Moubarak et de son régime
Le monde a suivi les évènements et si les réactions ont été promptes, la prudence l’a emporté sur les déclarations des dirigeants Européens et Américains surpris par l’issue inattendue de la révolution Tunisienne. Ménageant la chèvre et le choux, Mme Clinton a déclaré respecter les droits des Egyptiens et qu’en l’Egypte le pouvoir est stable. C’était Mardi le 25 Janvier 2011. Après deux jours de manifestations ininterrompues, la journée du vendredi a été décisive. Le monde a compris que le peuple Egyptien a ferré sa révolution, et désormais rien ne serait comme avant. Ebranlé le Pharaon a dissous le gouvernement, nommé un remplaçant et appelé à des réformes politiques. C’était le début d’un leurre et d’une aventureuse tentative du Pharaon pour se réserver une sortie honorable, en achevant son mandat jusqu’en septembre 2011.

Désarçonné, envoyé au tapis, le régime de Moubarak titubant, s’appuyant sur les Américains avec qui le contact est ininterrompu depuis l’insurrection, compte bien se maintenir contre vents et narrées, car il constitue le parapluie et le pion principal de la politique notamment Américaine dans cette région névralgique du moyen Orient. En trois jours de manifestations en Égypte, le prix du pétrole a grimpé de presque vingt dollars, tournant autour de cent dollars le baril. Les valeurs de la bourse égyptienne ont perdu 12 milliards de dollars.

Dans cette contrée, tout le monde joue sa tête, ou du moins sa tranquillité. A commencer par Israël. Un changement de régime en Égypte aura des répercussions sur le monde entier, risquant de bouleverser la stabilité des Etats. Cette transition auquelle appelle les Européens et les Américains, résolus san l’affirmer expréssement à écarter Moubarak dans les meilleurs délais, sonne comme un aveu de sauvegarder intacte le régime qui survivra à l’après Moubarak. Entre autres raisons, il ya celles-ci :

D’abord le canal de Suez. Lorsque Nasser l’a nationalisé en 1956, la France, l’Angleterre et Israél ont attaqué et occupé l’Égypte. Les pressions des Soviétiques et des Américains les ont contraint à quitter illico-presto le pays.En 1973, durant la guerre d’octobre, conjugué à l’embargo pétrolier décrété par les pays arabes, le canal a tête une nouvelle fois fermé. Il représente un parcours supplémentaire de 10 000 km supplémentaires pour les pays européens pour les approvisionnements de pétrole et de gaz.

Israël s’est auto attribué les frontières de son futur etat grâce à la complicité des États Européens et des USA. Empiétant sur les terres des palestiniens les plus fertiles et implantant des colonies, refusant le retour des réfugiés, continuant les expulsions et les expropriations des demeures palestinennes. Israél travaille maintenant à la judaisation de toute la palestine, caressant le rêve de rejeter tous les palestiniens vers la Jordanie et les autres pays arabes.

Un gouvernement démocratique en Egypte résultant de cette révolution fait courrir le risque que l’après Moubarak ne sera pas rose pour tout le monde. Rien que l’ouverture de la frontière avec Gaza causerait des soucis majeurs à Israél. La démocratisation de la société Egyptienne jouerait l’effet d’une courrois d’entrainement pouvant faire basculer dans l’anarchie toute la péninsule arabique réfractaire à la démocratisation.

Et l’on comprend mieux pourquoi depuis le début des manifestations, les pays amis de l’Egypte, ne susurrent que sur une transition qui permettrait avec le temps au régime même amputé de Moubarak, de se rattraper et de maintenir le statut quo, tel qu’il s’est produit en Algérie, ou règne toujours une dictature après le soulèvement d’octobre 1988 et malgré les réformes et les transitions.

Si l’Amérique par la voie de Mme Clinton a brandi la menace de révision de l’aide militaire et économique accordée annuellement au pouvoir de Moubarak ce n’est pas pour permettre l’instauration de autre modèle de gouvernance en Egypte. On apprend ce vendredi, 4 fèvrier, décrété par les manifestants comme le vendredi de l’exil pour Pharaon Moubarak, que Mohamed El-Bradei a déclaré qu’il ne se présenterai pas à la présidentielle, après son entrevue avec l’mbassadrices des USA,

Par contre un autre monument de l’immobilisme de la politique Egyptienne et panarabe, Amr Moussa, actuel secrétaire général de la ligue arabe est partant pour la future élection présidentielle, selon sa propre déclaration. Sclérose et facteur de division au sein de la ligue Arabe, Amr Moussa n’a fait de cette ligue arabe, liguée contre les arabes eux mêmes, une caisse enregistreuse des pleures et des humiliations des gouvernants arabes devant la scène internationale. Depuis sa création cette ligue est présidée par des Egyptiens.

Si les USA et les Européens continuent à préviligier les relations avec les pouvoirs arabes au détriment des peuples, lesquels se radicaliseraient et opéreraient en terroristes contre leurs pouvoirs et les intérêts occidentaux selon les directives d’un Ben Laden aux ordres des USA, dont la jeunesse arabe en désepoir rejoindrait les rangs et donneraient l’alibi interventionniste aux Américains de créer autant d’Irak et d’Afghanistan qu’ils voudront pour la prospérité du complexe militaro-industriel amércain et le bonheur des lobbys US.

Les peuples arabes et Africains, déroutés par tant de liberté dont jouissent les autres peuples dans les démocraties occidentales se demandent pourquoi ces gouvernements de pays libres, émanant de la volonté des peuples ne se dévouent pas à la “ mondialisation ” de la liberté pour tous les peuples de la planète ? D’autres peuples dans leur impuissance se demendent ; maintenant n’est -il pas arrivé le moment où Dieu doit nous tendre la main ?

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Algerie, l’opposition comme l’aime le pouvoir.

En rangs dispersés, l’opposition Algérienne, don de la révolté juvénile d’octobre 1988, fait piètre figure et se débat dans ses contradictions quand il faut se mobiliser . Elle crée l’évènement quand il faut affronter les situations : Elle étale ses divisions, éparpille les militants, et détourne le débat. Fidèle à elle même, elle se dissipe dans sa propre ombre et son message se perd en courants chauds et froids perceptibles à peine dans l’opinion publique algérienne. Cette opposition cherchant à se faire valoir par le poids des statistiques en bravant un seul interdit, a perdu son âme et dilapidé son crédit aujourd’hui. La situation en Algérie est complexe et diffère du conteste Tunisien.


Le pouvoir Algérien a interdis les marches dans la Capitale depuis celle du printemps noir, le 14 juin 2001, où 2 000 000 ( deux millions ) de personnes ont investi Alger pour déposer la Présidence de la république, une plate-forme de revendications établie en 14 points à El-Kseur près de Béjaia, et éxiger l’instauration d’un Etat de Droit où le civil prime sur le militaire, entre autres revendications, telle l’octroi d’une allocation chômage aux jeunes sans emploi .

Le 22 janvier 2011, donc, la marche du RCD, pas celui de Ben-Ali, mais celui de Said Saadi, qui le dirige d’ailleurs depuis 20 ans, a été réperimée sans ménagement. Il y avait plus de policiers que de manifestants. Et Said Saadi de crier à une victoire politique. Ouf .. ! Si marche y avait eu, il n’y aurait que quelques centaines de marcheurs. L’honneur de ce partis est sauf, encore une fois et grâce à la repression du pouvoir.

Pourquoi nos opposants appelent-ils le peuple à ” marcher “ dans Alger, cette ville assiégée par les forces de police ? Des barrages de gendarmes et de forces anti-émeutes sont placés sur les routes pour barrer les accès dès qu’un parti appelle à une marche populaire à Alger. Les partis dits d’opposition, dont les participationnistes aux élections présidentielles pour certains, crédibilisant l’action démocratique en Algérie, absents de la scène politique durant de longs mois, se saisissent des opportunités offertes par la conjoncture internationale ou nationale pour commettre quelques ruades.

Ces partis auto proclamés représentatifs de l’opposition, se disputant la paternité du courant démocratique, n’arrivent pas à taire leurs divergences et dialoguer entre eux dans un cadre politique d’intérêt national pour entreprendre des actions ou formuler des exigences à ce pouvoir, oubliant qu’en politique il s’agit du devenir des peuples et de la vie humaine finalement.

Tous les opposants en vue ces dernières dix années, n’ont fait que figurer dans le registre des bénéficiaires de la rente du pétrole directement ou indirectement. Pour la majorité d’entre eux. Il ya une autre catégorie positionnée dansune autre aile du camps de l’opposition, à qui les portes de la télévision et des radios sont grandes ouvertes pour faire de l’opposition à l’opposition.

Utiliser ces marches et manifestations comme soupapes de sécurité chaque fois que le ras le bol gagne le peuple, est devenu un rituel de cette opposition faussement radicale et exigeante de l’Etat de doit. Chaque parti se désolidarisant des action de l’autre, pour s’imposer sur le piédestal de l’opposition, superpose ses propres surenchères au dessus des autres partis, ne mobilisant même plus ses propres militants.

Laminée depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir en 1999, l’opposition populaire algérienne, sans abdiquer devant le régime, n’a cependant connu que des revers. Le terroriste sévissant, sous l’etat d’urgence depuis février 1992, le pouvoir algérien gérant le pays à vue n’a réalisé que de minimes progrès pour stabiliser le front social en ébullition durant toutes ces dernières années.

La tenacité de la révolte Tunisienne, dans ses exigences pour un redémarrage du pays sans les caciques du régime Ben-Ali, fournit une garantie au nouveau pouvoir pour batir une démocratie loin des luttes internes du pouvoir. Sous son contrôle au jour le jour la rue Tunisenne malmène le nouveau pouvoir et manifeste jusqu’à l’obtention de ses revendications essentielles, c’est à dire l’instauration d’un Etat démocratique.

Cette situation vécue par les Algériens après l’insurrection d’octobre 1988 n’a pas abouti. Et s’en est suivi toute une dramatique situation qui dure depuis 22 ans, une fois le virus du terrorisme islamiste injecté. Après la promulgation de la nouvelle constitution suite à ces évènements, et la légalisation du multipartisme, le peuple Algerien, a cru que les dictatueurs d’hier pouvaient démocratiser l’Algérie de l’époque ou d’aujourd’hui.

Les Algériens ne sont pas condamnés à revivre des mouvements dramatiques, comme en Tunisie ou ceux du passé. Depuis ces 20 dernières années, en Europe de l’Est, en Amérique Latine, en Asie, des pays se sont émancipés en Etat démocratique par l’union et l’action pacifique, rapidement, car les pouvoirs en place ont compris que le changement est devenu irréversible.

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La rue face au pouvoir.

La Tunisie a libéré tous ses détenus politiques. Le monde arabe non.
La Tunisie a légalisé tous tous les partis politiques interdits par Ben-Ali, et se propose de le faire même pour le parti islamiste par la voie du parlement. Le monde arabe utilise l’islamisme pour maintenir des lois restrictives.
Le nouveau pouvoir Tunisien a décidé de dépouiller de ses pouvoirs le RCD, et de récupèrer de tous les biens et les fonds dont le parti du dictateur s’est accaparé. Dans le monde arabe s’ affiche l’arrogance des militants des partis au pouvoir.

Comme dans les années 1960-1970 sous Bourguiba, ne faisant trop, juste l’essentiel, la Tunisie a aujourd’hui encore plusieurs pas d’avance sur les autres pays Arabes.

Les institutions financières et les Etats étrangers ont assuré la Tunisie qu’ils procèderont au gel de tous les avoirs et biens de Ben-Ali, sa famille, ses collaborateurs ou ministres. A l’intérieur du pays, le peuple Tunisien continue à manifester et à exiger l’instauration d’une démocratie véritable.

Les infatigables opposants sont rentrés sur la scène politique. Moncef Merzougui a annoncé sa candidature pour la prochaine élection présidentielle. Les communistes, les socialistes, les syndicalistes. Même les islamistes sont prêts à jouer leur rôle et à respecter les règles démocratiques.

Dans d’autres pays, les gouvernants se préparent à contenir la révolte populaire en massant des forces de police devant les édifices publiques et les centres urbains, en interdisant les manifestations pacifiques ( marches et rassemblements ), en réduisant les activités culturelles et en gelant les compétitions sportives, comme en Algerie. Se mûrant dans un wait and see, ces pouvoirs distillent des messages inaudibles tentant d’interesser et de rassurer la jeunesse quant à son avenir.

Pendant que des immolations par le feu sont signalées quotidiennement dans les pays arabes. Le journal El-watan du vendredi 21 janvier 2011, fait etat de 30 personnes qui ont tenté de s’immoler par le feu depuis la révolte Tunisienne. Les leaders arabes, ceux qui ont parlé bien sûr, ont évacué dans leurs discours la référence à l’ouverture démocratique et l’évocation des droits.

La suppression des taxes d’où la baisse des prix des produits alimentaires de large consommation, n’a pas amorti l’onde de choc de la révolution des jasmins Au Koweit, l’Emir a décidé d’accorder 3572 dollars à chaque Koweitien de souche ainsi que 14 mois de nourriture gratuite. En Algérie cette baisse des taxes expire le 31 Aout 2011.

L’annonce de mesures concrêtes pour apaiser le climat social, ou libérer le champ politique, n’a pas été faite jusqu’à présent dans aucun pays arabe, de crainte de signer leurs aveux de maintient de l’autoritarisme et de fournir l’alibi provacateur d’une révolte,

De tout temps les mesures minimalistes décidées en guise de réponse de ces pouvoirs pour satisfaire les masses populaires et les classes politiques, ont souvent confirmé le mépris affiché face aux revedications des peuples arabes, sinon le déphasage et le décalage total hors du temps et du conteste des évènements à la source des mécontentements et des soulèvements.

Comme en ce moment, où la volonté de détourner la colère des peuples vers l’unique satisfaction de tube digestif des peuples assoiffées de liberté et de justice, deux  pays du Maghreb,  importent du blé du Canada,  250 000 tonnes pour le Maroc et 800 000 tones, selon la chaine El-Djazira. L’autisme des gouvernements arabes est total.



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Les dictateurs, entre éxil et nostalgie.

Le dictateur Duvalier, chassé du pouvoir depuis en 1986, retourne sur le lieu de ses crimes Haiti, un pays qu’il retrouve après l’avoir fui depuis 25 ans suite au soulèvement populaire. Un peuple entier, sauf quelques privéligiés et sa milice des tonton Macoute de triste mémoire, a subi les pires privations et humiliations sous le règne de Papa Doc et de son bambin, Bébé Doc. Un dictateur s’éclipse en Tunisie, et un autre réapparait à Haiti.


Un Dictateur doit-il payer ses crimes même tardivement ? Même à titre posthume ? L’histoire a t-elle rattrapé Duvalier, comme il a été fait contre les crmininels Nazis ? On apprend ce soir que J.C. Duvalier a été emmené par la police dans un tribunal pour y être auditionné. Les peuples Tunisien et Haitien les ont déjà jugé.


Cette visite imprévue de Duvalier à Hait a surpris l’opinion. Le président Haitien, René Preval, avait déclaré que si Duvalier rentrait au pau pays, il serait jugé. En cette période difficile pour toute Haiti, dont le premier tour de l’election présidentielle n’a pas donné de nouveau Président au pays, et la date du deuxième n’étant pas fixée, la présence de Duvalier à Haiti et natamment d’un éventuel procès est un fardeau de plus pour ce pays fragilisé par le tremblement de terre du 12 Janvier 2010 qui a fait 250 000 morts et d’énormes destructions.


Surmédiatisée, cette visite a pris la une des chaines TV Françaises durant toute la journée et la soirée, sans écliper l’information phare que sont les évènements de la révolution des jasmins suivis d’heure en heure par l’ensemble des peuples méditerrannéens et Arabo-musulmans. En Tunisie la disparition des signes et des lambeaux de la dictature de Ben-Ali est revendiquée avec rage par le peuple sorti dans la rue contre la présence dans le gouvernement de transition de ministres du parti de Ben-Ali, le RCD.
Quatre ministres ont refusé de siéger dans ce gouvernement. Le premier ministre lui même a démissionné du parti RCD. Si en Tunisie le peuple tente d’effacer les signes de la dictature, à Haiti, Duvalier dont environ la moitié du peuple ne l’a pas connu, clame sa venue par son désir d’aider son pays. La morale aurait été qu’il demande pardon d’abord au peuple Haitien. La misère est plus supportable que la dictature, Là où règne dictature, il y injustice et misère. Lui il les en a fait subir à ce peuple en même temps. De père en fils.

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Le petit poucet Tunisien.

Plus dure est la chute, ont dû méditer les dictateurs dans leur solitude silencieuse. Quel funeste destin l’histoire réserve aux tyrans ! Tel un cyclone, la colère des peuples s’abat en un bref passage et emporte les chimères des rois et des puissants. En Tunisie un universitaire, Mouhamed El-Bouazizi, s’est immolé par le feu et l’incendie ne s’est éteint qu’une fois l’injustice vaincue.

Colère ou désespoir, impuissance ou révolte, comme Yann Pallac, Mohamed El-Bouazizi, a choisi de vivre dans le coeur des millions de femmes et d’hommes en légant un message enflammé, illuminant les combats pour la dignité. Suprême choix, plutôt la mort que la vie sous le joug. Dominant les clameurs, frappant les mémoires, ces noms planeront au dessus des masses assoiffées de justice et de liberté.

Dans le monde Arabe les masses ont salué ce miracle et se mettent à éspérer. Jamais dans un pays Arabe, un changement à la tête de l’Etat n’a été obtenu par un soulèvement populaire. En un jour la peur a changé de camp. L’incroyable s’est réalisé. Le tyran a non seulement été chassé du pouvoir, mais il a fui. La petite Tunisie, parmi les moins riches des pays arabes, considéré définitivement docile, a relevé un défi. En trente jours à peine, ce peuple laborieux et paisible a mis en déroute la tyrannie qui sévit depuis 23 ans dans le pays.

Le renouveau en Tunisie, fera t-il boule de neige. Probablement pas dans la même ampleur dans les autres pays arabes. Mais il est certain que l’étau se desserera et de vraies réformes succèderont aux réformettes que les régimes arabes feignent mettre en pratique depuis des années. Verra t-on se concrétiser un réel multipatisme, l’ouverture des médias, la liberté d’expression, l’indépendance de la justice etc . . . ? Ou la fin du truquage des élections ?

A la fin des années 1980 et le début des années 1990 en Algerie, l’effervescence a gagné le peuple après la révolte d’octobre 1988. Le régime qui a plongé le pays dans la dictature et la corruption depuis l’indépendance a su patienter le peuple en le divisant pour mieux revenir et dominer la scène politique jusqu’à présent sans partage. La dictature et ses adjuvants ne sont pas recyclables. Le peuple Tunisien ne doit pas se suffire de demi mesure, mais de batir une démocratie intégrale.

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La Tunisie libérée.

Ben-Ali a quitté le pays. Pour le moment sa destination n’a pas été annoncée. Le premier ministre Tunisien vient d’annoncer sa prise de pouvoir en vertu de l’article 56 de la constitution Tunisienne.
En annonçant qu’il prenait le pouvoir temporairement il n’a pas manqué de préciser que toutes les prérogatives présidentielles sont entre ses mains.
Evoquant l’entreprise de réformes dans tous les domaines, le Premier

Enfin un pas irréversible est franchi pour la première fois dans un pays arabe. Rien ne sera plus comme avant. Le combat des Tunisiens a donné sa première saveur et le sacrifice des dizaines de Tunisiens ces deux derniers mois n’a été vain et a porté ses premiers fruits. Le dictateur a quitté le pays.

 

Des membres de la famille de madame Ben-Ali ont été arrêtés à l’aéroport selon la chaine TV El-djazira. Les discours du désormais ex- président de ces derniers jours n’ont pas convaincu le peuple qui a redoublé sa mobilisation et ses revendications malgré les morts et les arrestations.

 

La longivité au pouvoir des Présidents Tunisiens est caractéristique dans ce pays. Depuis son indépendance en 1956, Seuls deux président ont eu le privilège de diriger la Tunisie. Le premier, HABIB Bourguiba a été déposé en novembre 1987 par ce même Ben-Ali malgré la présidence à vie octroyé par la constitution à Bourguiba. Après 23 ans de règne autoritaire Ben-Ali est contraint à la fuite.

 

L’Etat d’urgence serait decrété. Reste à souhaiter la fin de l’effusion du sang de la jeunesse Tunisienne, car en définitive, qu’il s’agisse de militaires, de policiers, ou d’autres services crées et chargés par Ben-Ali de réprimer le peuple, il s’agit de la même jeunesse d’un même pays qui s’entretue pour sauvegarder la quiètude de ce dictateur, comme des autres dictateurs arabes régnat de Tanger à Baghdad.

 

Il ne faut pas croire que la chute d’un dictateur engendre la démocratie dans ces contrées et parmi ces gouvernants élevés dans le même sérail. La vigilance est de mise. Et demain est véritablement un AUTRE jour en Tunisie dans tous les sens. La justice est rendue à cette jeunesse.

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Les Maghrebins face à leur destin.

D’une part comme de l’autre, de la rive nord de la Méditerrannée ou du côté Machreq arabe, les peuples du Maghreb , ne se font pas d’illusions sur les pressions que peuvent exercer sur les pouvoirs en place les pays d’Europe ou les Etats Arabes pour stopper la répression et l’effusion de sang.
Pire, en France, MAM, devant les députés de l’assemblée nationale Française, propose la coopération sécuritaire à la Tunisie.

Il n y a point d’alternative, à cette complicité de la France, que de se dévoiler, comme en Tunisie présentement, devant ce qui se déroule au Maghreb. Ou la France lance de timides condamnations à conotation d’ingérance ou c’est la complicité par le silence sur les exactions et le non respect des droits de l’homme au Maghreb ?

La complicité, car il s’agit de la France, pays dont les liens avec les Etats et les peuples du Maghreb sont séculaires. De qui la France se propose t-elle de protéger la Tunisie, sachant que le régime corrompu de Ben-Ali est incassable, car consolidé par la France elle même, intérieurement et extérieurement. ? Qui fait la promotion des régimes Marocain et Tunisien, et qui diabolise l’image de l’Algérie ?

Cette sortie de MAM, ne déroge pas à la ligne de conduite de la politique de la France au Maghreb. Le Maghreb considéré comme territoire sous sa tutelle quand il est paisible, ou en ajoutant de l’huile sur le feu lorsque les peuples sortent dans la rue pour revendiquer des droits, la France s’occupe autrement à attiser les divergences entre les Etats Maghrebins, comme dans l’affaire du Sahara Occidental.

En Maurétanie aussi des manifestations pacifiques des jeunes universitaires diplomés et sans travail ont commencé hier, le 12 janvier 2011. Pourquoi l’énergie de cette jeunesse Maghrebine doit être uniquement absorbée en des manifestations violentes ou des tentatives de traversée avec des moyens dérisoires le desert, l’Atlantique ou la Méditerrannée vers des horizons où généralement ils sont indésirables.

Pourquoi au Maghrebla jeunesse écoule son temps dans la prison, soit entre les barreaux ou à ciel ouvert, car le Maghreb est un immense bagne où la jeunesse est interdite des droits et frustrée de vivre ses rèves et d’exercer son savoir ?

Seule, délaissée la jeunesse se retrouvera dos au mur à se poser le même question. De qui les pouvoirs en place au Maghreb ont-ils peur en laissant s’émanciper la démocratie ? De leur jeunesse qui représente la future élite du pays ou de la démocratisation des Etats maghrebins qui privera du pillage, de la rente, leurs protecteurs d’aujourd’hui en Europe et à travers le monde ?

Sans oublier le monde arabe qui connaîtra un effondrement si les Etas du Maghreb se démocratisent. La lutte pour la démocartie de la jeunesse Maghrebine est longue, car elle induit aussi le combat pour l’Afrique, le monde arabeou les elections ne font pas avancer la marche vers de l’Etat de droit.

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Le Maghreb en ébulition.

Y a t-il une brèche ouverte pour la démocratie au Maghreb ?

A première vue, non. La brutalité des forces de sécurité, l’usage des bombes lacrimogènes, contre la moindre des manifestations,  ne prégasent pas d’un changement dans les moeurs des gouvernants du Maghreb. Un signe flagrant, le réflexe du recours à la violence   pour répondre  aux revendications citoyennes. Chez Ben-Ali la police a utilisé les balles réelles et tué un jeune citoyen.

En Tunisie, depuis 10 jours les heurts entre la police et les manifestants ont touché plusieurs villes. Des avocats soutenant les revendications de la jeunesse pour un droit au travail ont été arrêtés. Sans compter les dizaines de manifestants, brutalement emmenés dans les commissariats. La police du général s’en donne à fond la caisse, comme chez nous en Algérie dans les années 1980, 1990, et durant le printemps noir en 2001/2002/2003 consécutifs.

Dans Alger et sa périphérie, ainsi que certains quartiers populaires, depuis deux jours, la police anti-émeute est rentrée en action contre les manifestants contraints au recours de  la rue pour crier leur colère contre la chèreté des denrées alimentaires et les nouvelles augmentations qui ne sont pas toutes encore révélées aux consommateurs algériens.

En Algérie les manifestations n’ont pas cessé. Depuis des années. Chaque jour la presse rapporte des coupures de routes, des rassemblements devant les administrations, pour revendiquer, qui l’eau, le gaz, l’électricité, les routes, les écoles, etc , ou dénoncer l’incompétence et la corruption des élus. Des écrits dans la presse aussi.

Cette fois, il est annoncé des manifestations dans plusieurs villes, et bien sûr les sempiternelles coupures de route qui pénalisent plus citoyens qu’elles ne dérangent le pouvoir. Ces manifestations révèlent surtout la faillite des partis politiques, la pseudo opposition inexistante sur le terrain. La jeunesse est abandonnée à son funeste sort. Entre le chômage, l’oisiveté, l’exil périlleuse des harragas, la vie des milliers de nos  jeunes n’est pas enviable.

Au Maroc la chappe est plus lourde. Manifester pour un quelconque droit est un lèse majesté. Sauf se rassembler pour crier la marocanité du  Sahara occidental devant l’ambassade de l’Algérie.

Les peuples ne plient jamais devant les injustices. Comme des volcans, un jour l’irruption crache le feu qui couve dans ses entrailles. Au Maghreb, les acteurs politiques, de connivence avec les pouvoirs en place tentent de produire l’image que dans cette partie de l’Afrique il ne sévit qu’une crise sociale, dûe au retard du développement économique et que les gouvernant s’efforcent de résorber.

La démocratisation du Maghreb est son unique  planche de salut. La proximité de l’Europe joue une influence qui discrédite le pouvoir, qu’il soit Algérien, Marocain, Tunisien, Maurétanien et Libyen. Tant que la liberté d’expression n’est pas effective, le dialogue, le débat serein et contradictoire n’est pas diffusé dans les médias publics, il ne saurait plausible à quiconque de parler du respect des peuples et de la prise en charge des problèmes inhérents à la vie quotidienne et le bien être du citoyen dans la conformité et l’intégrité des lois telles que promulguées dans ces pays mêmes. Particulièrement le droit au travail.

Au Maghreb la croissance économique est une réalité palpable. Les peuples en voient les bienfaits et en espèrent un équitable partage.

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Les forces des ténèbres frappent en Egypte.

Hier soir, à minuit les monstres ont célébré le réveillon de la Saint-Sylvestre en faisant exploser une voiture piégée devant une église copte pleine de fideles célébrant la messe de minuit à Alexandrie. 21 morts sont dénombrés, ainsi qu’une quarantaine blesssés. Après cette tragédie des incidents ont eu lieu entre des musulmans et des chrétiens ainsi que des heurts avec les forces de police intervenues pour calmer les esprits et organiser les secours.


Il faut se rendre compte que ces forces des ténèbres se revendiquant de l’Islam, n’ont rien de musulman, car tuant généralement plus de musulmans que de pseudos ennemis de l’Islam. Oubliant que le meurtre des enfants, des femmes, des innocents, des attaques des édifices religieux, des personnes non armées, pendant les guerres est proscrit par l’islam. Leur Djihad renvoi renvoi l’image de la barbarie qu’ils comptent accoler aux communautés musulmanes.

 

L a tolérance zéro doit être décrétée contre ces hordes contre lesquelles, seule une guerre totale et l’éradication sont désormais salutaires pour épargner les citoyens. Ces hordes criminelles n’ont aucun programme politique ni projet de société se référent à l’Islam authentique. Le dialogue conduit à une impasse avec eux. Ils leur permet même des trèves salvatrices et regénératrices pour recruter et reprendre leurs activités. Veulent -ils se racheter  aux yeux des musulmans en commettant ces massacres, comme en Irak, contre les chretiens, ou les juifs en Tunisie ?

 

Les hésitations et les manipulations des gouvernants arabes prolongent la vie de ces hordes et font peser sur le citoyen le fardeau de l’appartenance de ces déviés  qui constituent une menace pour notre société plus que pour les autres

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