Les Maghrebins face à leur destin.

D’une part comme de l’autre, de la rive nord de la Méditerrannée ou du côté Machreq arabe, les peuples du Maghreb , ne se font pas d’illusions sur les pressions que peuvent exercer sur les pouvoirs en place les pays d’Europe ou les Etats Arabes pour stopper la répression et l’effusion de sang.
Pire, en France, MAM, devant les députés de l’assemblée nationale Française, propose la coopération sécuritaire à la Tunisie.

Il n y a point d’alternative, à cette complicité de la France, que de se dévoiler, comme en Tunisie présentement, devant ce qui se déroule au Maghreb. Ou la France lance de timides condamnations à conotation d’ingérance ou c’est la complicité par le silence sur les exactions et le non respect des droits de l’homme au Maghreb ?

La complicité, car il s’agit de la France, pays dont les liens avec les Etats et les peuples du Maghreb sont séculaires. De qui la France se propose t-elle de protéger la Tunisie, sachant que le régime corrompu de Ben-Ali est incassable, car consolidé par la France elle même, intérieurement et extérieurement. ? Qui fait la promotion des régimes Marocain et Tunisien, et qui diabolise l’image de l’Algérie ?

Cette sortie de MAM, ne déroge pas à la ligne de conduite de la politique de la France au Maghreb. Le Maghreb considéré comme territoire sous sa tutelle quand il est paisible, ou en ajoutant de l’huile sur le feu lorsque les peuples sortent dans la rue pour revendiquer des droits, la France s’occupe autrement à attiser les divergences entre les Etats Maghrebins, comme dans l’affaire du Sahara Occidental.

En Maurétanie aussi des manifestations pacifiques des jeunes universitaires diplomés et sans travail ont commencé hier, le 12 janvier 2011. Pourquoi l’énergie de cette jeunesse Maghrebine doit être uniquement absorbée en des manifestations violentes ou des tentatives de traversée avec des moyens dérisoires le desert, l’Atlantique ou la Méditerrannée vers des horizons où généralement ils sont indésirables.

Pourquoi au Maghrebla jeunesse écoule son temps dans la prison, soit entre les barreaux ou à ciel ouvert, car le Maghreb est un immense bagne où la jeunesse est interdite des droits et frustrée de vivre ses rèves et d’exercer son savoir ?

Seule, délaissée la jeunesse se retrouvera dos au mur à se poser le même question. De qui les pouvoirs en place au Maghreb ont-ils peur en laissant s’émanciper la démocratie ? De leur jeunesse qui représente la future élite du pays ou de la démocratisation des Etats maghrebins qui privera du pillage, de la rente, leurs protecteurs d’aujourd’hui en Europe et à travers le monde ?

Sans oublier le monde arabe qui connaîtra un effondrement si les Etas du Maghreb se démocratisent. La lutte pour la démocartie de la jeunesse Maghrebine est longue, car elle induit aussi le combat pour l’Afrique, le monde arabeou les elections ne font pas avancer la marche vers de l’Etat de droit.

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Le Maghreb en ébulition.

Y a t-il une brèche ouverte pour la démocratie au Maghreb ?

A première vue, non. La brutalité des forces de sécurité, l’usage des bombes lacrimogènes, contre la moindre des manifestations,  ne prégasent pas d’un changement dans les moeurs des gouvernants du Maghreb. Un signe flagrant, le réflexe du recours à la violence   pour répondre  aux revendications citoyennes. Chez Ben-Ali la police a utilisé les balles réelles et tué un jeune citoyen.

En Tunisie, depuis 10 jours les heurts entre la police et les manifestants ont touché plusieurs villes. Des avocats soutenant les revendications de la jeunesse pour un droit au travail ont été arrêtés. Sans compter les dizaines de manifestants, brutalement emmenés dans les commissariats. La police du général s’en donne à fond la caisse, comme chez nous en Algérie dans les années 1980, 1990, et durant le printemps noir en 2001/2002/2003 consécutifs.

Dans Alger et sa périphérie, ainsi que certains quartiers populaires, depuis deux jours, la police anti-émeute est rentrée en action contre les manifestants contraints au recours de  la rue pour crier leur colère contre la chèreté des denrées alimentaires et les nouvelles augmentations qui ne sont pas toutes encore révélées aux consommateurs algériens.

En Algérie les manifestations n’ont pas cessé. Depuis des années. Chaque jour la presse rapporte des coupures de routes, des rassemblements devant les administrations, pour revendiquer, qui l’eau, le gaz, l’électricité, les routes, les écoles, etc , ou dénoncer l’incompétence et la corruption des élus. Des écrits dans la presse aussi.

Cette fois, il est annoncé des manifestations dans plusieurs villes, et bien sûr les sempiternelles coupures de route qui pénalisent plus citoyens qu’elles ne dérangent le pouvoir. Ces manifestations révèlent surtout la faillite des partis politiques, la pseudo opposition inexistante sur le terrain. La jeunesse est abandonnée à son funeste sort. Entre le chômage, l’oisiveté, l’exil périlleuse des harragas, la vie des milliers de nos  jeunes n’est pas enviable.

Au Maroc la chappe est plus lourde. Manifester pour un quelconque droit est un lèse majesté. Sauf se rassembler pour crier la marocanité du  Sahara occidental devant l’ambassade de l’Algérie.

Les peuples ne plient jamais devant les injustices. Comme des volcans, un jour l’irruption crache le feu qui couve dans ses entrailles. Au Maghreb, les acteurs politiques, de connivence avec les pouvoirs en place tentent de produire l’image que dans cette partie de l’Afrique il ne sévit qu’une crise sociale, dûe au retard du développement économique et que les gouvernant s’efforcent de résorber.

La démocratisation du Maghreb est son unique  planche de salut. La proximité de l’Europe joue une influence qui discrédite le pouvoir, qu’il soit Algérien, Marocain, Tunisien, Maurétanien et Libyen. Tant que la liberté d’expression n’est pas effective, le dialogue, le débat serein et contradictoire n’est pas diffusé dans les médias publics, il ne saurait plausible à quiconque de parler du respect des peuples et de la prise en charge des problèmes inhérents à la vie quotidienne et le bien être du citoyen dans la conformité et l’intégrité des lois telles que promulguées dans ces pays mêmes. Particulièrement le droit au travail.

Au Maghreb la croissance économique est une réalité palpable. Les peuples en voient les bienfaits et en espèrent un équitable partage.

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Les forces des ténèbres frappent en Egypte.

Hier soir, à minuit les monstres ont célébré le réveillon de la Saint-Sylvestre en faisant exploser une voiture piégée devant une église copte pleine de fideles célébrant la messe de minuit à Alexandrie. 21 morts sont dénombrés, ainsi qu’une quarantaine blesssés. Après cette tragédie des incidents ont eu lieu entre des musulmans et des chrétiens ainsi que des heurts avec les forces de police intervenues pour calmer les esprits et organiser les secours.


Il faut se rendre compte que ces forces des ténèbres se revendiquant de l’Islam, n’ont rien de musulman, car tuant généralement plus de musulmans que de pseudos ennemis de l’Islam. Oubliant que le meurtre des enfants, des femmes, des innocents, des attaques des édifices religieux, des personnes non armées, pendant les guerres est proscrit par l’islam. Leur Djihad renvoi renvoi l’image de la barbarie qu’ils comptent accoler aux communautés musulmanes.

 

L a tolérance zéro doit être décrétée contre ces hordes contre lesquelles, seule une guerre totale et l’éradication sont désormais salutaires pour épargner les citoyens. Ces hordes criminelles n’ont aucun programme politique ni projet de société se référent à l’Islam authentique. Le dialogue conduit à une impasse avec eux. Ils leur permet même des trèves salvatrices et regénératrices pour recruter et reprendre leurs activités. Veulent -ils se racheter  aux yeux des musulmans en commettant ces massacres, comme en Irak, contre les chretiens, ou les juifs en Tunisie ?

 

Les hésitations et les manipulations des gouvernants arabes prolongent la vie de ces hordes et font peser sur le citoyen le fardeau de l’appartenance de ces déviés  qui constituent une menace pour notre société plus que pour les autres

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Le syndrome Mugabé-Gbagbo

Que le chef s’appelle Gbagbo ou Mugabé, Laurent ou Robert, qu’il s’agisse de Cote d’Ivoire, de Zimbabwé, ou ailleurs en Afrique Noire, comme en ” Afrique Blanche ” le peuple marche pieds nus, vit à moitié nu. L’indépendance n’a pas rendu sa liberté aux peuples d’Afrique.

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En Afrique, des gouvernants se sont affranchis de leurs obligations. Peu de droits sont garantis. Le pouvoir politique s’est rigidifié au fil des ans. Des renforcements des clans, l’élargissement des cercles des courtisans ont sclérosé ces pays et créé le népotisme et la corruption. Dans les premières années de l’indépendance, les gouvernants ont décrété le triomphe de l’équité, et dès leur pouvoir enraciné, ils ont aboli la justice. Les ethnies et les confessions en Afrique se heurtent et s’affrontent violemment, ajoutant à la misère du continent, la mort, la fosse commune, les disparitions par milliers.

* Des reportages des télévisions étrangères montrent des scènes de la vie quotidienne des peuples d’Afrique d’aujourd’hui, indignes de l’être humain, en fait, des survivances de l’âge décrit par les peintures rupestres. En Somalie la catastrophe est indescriptible, tant les images sont douloureuses. Au Nigéria règne une guerre qui ne dit pas son nom. Le SIDA tue l’Afrique à petit feu. Dans certaines contrées les animaux sont mieux protégés que les hommes.

* Des zones entières , suite aux conflits armés, aux déboisements et sécheresses cycliques se sont vidées de leur populations et sont redevenues des déserts. Le bétail a été abattu pour permettre au peuple de survivre, quand il n’est pas décimé par la soif et la faim. Le peuple a pris ses distances vis à vis pouvoir, ne le sollicitant plus et ne lui adressant plus ses requêtes.

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Ces pouvoirs ont taboué l’alternance, mais se sont mis aux élections, ce cheval de Troie, pour se succéder à eux mêmes pendant des décennies entières. L’instauration forcée de l’unicité du peuple, sans réferences à la langue, à la culture populaire, à l’histoire a implosé des pays. Tous frères clamaient-ils ! Après avoir tué ou éxilé les opposants. Opprimés des peuples se sont révoltés et s’apprêtent à demander l’indépendance.

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La démocratie n’a pas reconcilié les peuples et les pouvoirs politiques en Afrique. Les gouvernants d’Afrique semblent répondre aux peuples mécontents, nous ne sommes pas arrivés au pouvoir pour nous faire aimer. La liberté d’expression n’est pas leur pointure. La matraque et la godasse sont leurs instruments de gouvernance. Les militaires qui entourent Gbagbo sont gigantesques comme dans toute l’Afrique.

* En Afrique en général, les peuples sont en avance sur les gouvernants. Quand le peuple est appelé à voter, il se rend aux urnes. Une fois le résultat promulgué, les présidents sortants refusent leur défaite, quand ils n’ont pas truqué et manipulé tout le processus électoral. En Afrique noire la plupart des scrutins présidentiels sont contestés. Les successions dynastiques tentent de plus en plus le tenants du pouvoir.

* En Algérie, Tunisie, Egypte, c’est la réelection à 90 pourcent en faveur des Présidents sortants. Sarkozy félicite les vainqueurs en leur rendant des visites éclairs. Il y ‘a une autre catégorie de pays où le vote compte peu. En Maurétanie et au Niger, on vote puis un putsh destitue le président et quelques mois plus tard on revote. La chaîne TV France 24 traite le Niger de pays démocratique.

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Les villes et les cités affichent les portraits des maîtres du continent, et leurs statues trônent au milieu des places publiques, alors que toutes les compétences ont quitté le pays. A mesure que le pouvoir se disproportionnait, il se renferme sur lui-même, s’acharne sur les citoyens. Les évadés du Goulag Africain sont criminalisés chez eux et indésirables à l’étranger quand ils y parviennent vivants.

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Des réformes économiques et institutionnelles, imposées par le contexte international des années 1990 ont accéléré l’appauvrissement et la dépendance du continent. La libéralisation des économies et la démocratisation des États ont aiguisé les enjeux politiques et les appétits de la dilapidation à défaut d’investissements et l’accaparement des richesses. Des fortunes immenses se sont constituées et transférées à l’étranger.

* En Afrique le greffon démocratique n’a pas tenu. L’instauration d’institutions modernes n’a pas pesé sur les clivages ethniques et claniques. L’ancrage de la démocratie peine à trouver des attaches en Afrique en dépit de l’activité sur le terrain des élites et des militants de la cause démocratique et de la justice sociale. Ils sont sans cesse réprimés et emprisonnés.

* L’année 2011 ne débute sous de bonnes augures en Tunisie et en Côte d’Ivoire.

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